lundi 6 décembre 2010

Qu'est-ce que j'ai ?

On ne le sait pas!

Après 3 jours et 2 nuits passées à l'urgence, on ne sait toujours pas pourquoi j'ai le côté droit qui me fait mal, du dessous des côtes à l'aine et que ça iradie jusque dans mon genou.

On a dabord pensé à une infection urinaire, parce que j'avais de la difficulté à uriner. Quand on s'arrête au premier symptôme c'est assez facile!

Tout ça à commencé mardi soir, alors que j'avais vraiment mal au ventre et que ça faisait encore plus mal lorsque je faisais pipi. J'ai appelé ma sage-femme pour lui parler de mes symptômes et elle m'a dit que c'était probablement une infection urinaire, et que je devrais aller consulter en clinique sans rendez-vous mercredi. Mercredi, la douleur est encore présente, mais remonte vers le rein et iradie jusque dans le genou, mais je n'ai plus mal lorsque je fais pipi.

Comme je déteste les médecins, j'hésite pas mal à me rendre à la clinique sans rendez-vous mais ma copine qui est venue me donner un coup de main pour 2 semaines me dit d'y aller. Ce que je fais.

J'ai attendu 1h30 pour me faire envoyer à l'urgence, parce que le docteur n'est pas certain que c'est une infection urinaire, il penche plutôt du côté de l'apendice. Je n'ai vraiment pas envie d'aller à l'urgence, encore moins qu'à la clinique sans rendez-vous, mais comme la douleur semble de pire en pire, je me résigne à y aller.

La gallère !!

C'est terrible comment le système de santé Québécois est merdique et déficient et l'hopital de St-Georges doit être dans les pires du Québec. J'avais de la misère à marcher tellement j'avais mal mais on m'a fait attendre 6heures avant de me faire entrer en urgence parce que je braillais toutes les larmes de mon corps. Ça faisait 8 heures que je n'avais rien mangé parce qu'ils voulaient me garder à jeun et j'étais sur le point de perdre conscience dans la salle d'attente. Lorsque je suis allé voir l'infirmière pour lui dire que je n'en pouvais plus et que j'allais perdre conscience si on ne nous faisais pas manger bébé et moi, j'avais une pression artérielle de 154/105 et je faisais de la tachycardie intense à 135 battements par minute. Je ne feelais vraiment pas bien. Comme je n'avais pas vue de médecin, on m'a seulement mis dans une salle fermée avec une table d'examen (comme chez le médecin) sur laquelle j'ai pu m'allonger. Le confort total quoi !

Migraineuse de nature, j'avais un terrible mal de tête, assez normal après 8heures de jeune forcé sans soluté pour me donner un coup de main. J'étais en larmes. Une heure plus tard, mon mari qui n'en peut plus, sort de la salle et demande à une infirmière si je peux au moins avoir du tylenol pour faire passer le mal de tête. L'infirmière entre, et en me voyant la face elle me dit; là c'est assez, y'a des limites à laisser le monde souffrir!

Enfin quelqu'un de sensible!

Après 9heures de souffrance et de jeune en salle d'attente, je suis enfin transférée en urgence sur une civière 10 fois plus confortable que la table d'examen de ma petite salle de ''repos''. Mais là, ce n'est pas fini, on me fait passer des tests sanguins, je suis branchée sur le soluté, on prend ma température par derrière (c'est vraiment désagréable!!!!!)... mais on me fait une écho pour voir si bébé va bien (chouette, j'ai enfin pu voir mon petit ange!!). Comme les visiteurs sont interdit à l'urgence dans ma ville, je suis seule avec moi-même et ma douleur toute la nuit. Je souffre trop, on me donne de la morphine. Je n'aime vraiment pas ça pour le bébé et je m'inquiète, mais on me dit que ce n'est pas dangeureux pris à petite dose pour calmer la douleur. Permettez-moi d'en douter, mais j'ai tellement mal que je ne proteste pas.

Le lendemain, je passe une autre écho et je vois tout plein de spécialistes, gynécologue, chiurgiens, echographistes, etc... mais on ne trouve pas ce que j'ai, on hésite entre la crise de foie, les pierres sur les reins, l'apendice est écarté, un muscle ou un ligament déchiré ou le bébé qui pèse a quelque part qui coince de quoi d'autre. Je n'ai pas mangé depuis 11 heures la journée d'avant. On me donne une diète liquide qui ressort par le haut. On décide de me garder une nuit de plus, pour vérifier l'évolution des sypmtômes AU CAS OÙ! Cette nuit là était de trop. J'ai jamais autant détesté être à l'hopital, ce qui me donne une raison de plus pour accoucher en maison de naissance.

On m'a refait passé une écho abdominale le lendemain matin à 8hrs sans rien trouver à part que j'avais tellement encore mal de l'écho de la veille que j'avais l'impression de me faire charcuter l'intérieur du corps. J'avais les côtes qui me faisaient tellement mal que j'avais presque peur qu'il m'en ait fêlé une ou deux, même le chiurgien qui m'a taponné le côté 8heures après trouvait curieux que j'ai tout à coup terriblement mal aux côtes. OUi oui, vous avez bien lu, je n'ai revu un médecin que 8heures après mon écho du matin. Pouvez-vous imaginer à quel point j'étais en beau maudit. J'ai dit au médecin que si on ne me laissait pas sortir le soir même, que j'allais faire une dépression parce que j'étais trop écoeurée d'être là pour rien.

Finalement, je suis de retour à la maison, je repasse une écho cette semaine pour s'assurer que je n'ai rien qui ait empiré. On verra bien, mais moi j'opte pour la théorie que bébé coinçait mon uretère, ce qui a provoqué la dilatation de celui-ci (qu'on a vu à la première écho) et que c'était ça qui me faisait vraiment mal. Maintenant, c'est juste des douleurs ligamentaires qui me restent, et je peux vous dire que je trouve ça assez douloureux, j'ai de la misère à bouger encore et surtout à me tourner dans le lit la nuit.

Ais-je besoin de vous dire que je n'aime toujours pas être enceinte? Je ne me sens vraiment pas bien dans cet état, même si je suis folle amoureuse maintenant de mon petit trésor depuis que je l'ai vu bailler et sucer son pouce à l'écho!

vendredi 26 novembre 2010

Trouver sa voie

Je fais partie de ceux qui ont trop d'intérêts.

Je suis présentement en gros changements dans ma vie et je souhaite réorienter ma carrière. Le problème, c'est que tout m'intéresse. Bien, pas vraiment tout, mais il y a tellement de chose que j'aimerais faire qu'il m'est difficile de faire un choix et de me dire que je ne ferai que ça pour le reste de ma vie... ou pour un long moment.

Changer de carrière signifie un probable retour aux études. Comme je ne veux pas passer ma vie à m'endetter pour aller à l'école, je ne pourrai pas changer de carrière 15 fois dans les 35 prochaines années, nombres probables d'années où je serai sur le marché du travail. Chaque année passé à l'école est une année ou je m'endette au lieu de m'enrichir.

Je ne souhaite pas faire un métier super payant, ce n'est pas mon but. Je veux juste trouver quelque chose à faire que j'aimerai assez pour que chaque matin je me lève avec le sourire en sachant que je vais travailler. Je veux un travail-passion.

Présentement, j'ai fait 10 mois d'un DEP en coiffure et je n'ai pas aimé ça. J'ai fait un DEC en éducation à l'enfance et je n'aime pas ça ... J'ai envie d'étudier en pâtisserie, en informatique en création de site web, en photographie, faire une formation montessori et continuer a travailler en garderie mais spécialisé dans l'éducation montessori (c'est quand même une formation de 4 100$ et pas de prêts et bourses), faire un BAC en art plastique, ouvrir une boutique de matériel d'art et offrir des ateliers pour les grands et les petits ...

Ou si ce n'était pas des nombreuses années d'université, j'aimerais être pédiatre, enseignante, diététicienne, faire un bac en administration en finance, etc ...

Comment faire pour s'y retrouver quand on a trop d'intérêt !?

jeudi 25 novembre 2010

Bonnes nouvelles

Chéri a eu un nouveau poste ! Ce qui veut dire, que chéri va avoir un meilleur salaire et qu'on va déménager !! Un meilleur salaire, c'est toujours bienvenu, surtout quand chérie arrête de travailler pour son congé maternité! On a refait le budget et chéri est capable de tout payer tout seul. Nous n'aurons plus de ''lousse'', mais on va arriver. Ce qui va être le plus déprimant, c'est que nous ne pourrons probablement plus faire plus que le paiement minimum sur la carte de crédit (heureusement que nous n'en avons qu'une !!) .... du moins pendant un bout. Mais bon, ça arrive même aux meilleurs des moments plus difficiles !! On va s'en sortir plus fort et plus amoureux! Et ça va se replacer quand je vais recommencer à travailler!

Je suis triste de déménager, car j'aime ma maison, mais je suis très heureuse, car je sais que je vais me rapprocher de ma mère et de la famille de chéri. Avec le bébé qui s'en vient, me savoir plus proche de nos familles va me rassurer un peu, et si on peut déménager avant mon accouchement, je serais encore plus heureuse, car plus près de la maison de naissance, donc pas 1hr15 de route à faire pour aller accoucher, mais ça c'est pas certain du tout, car je ne veux pas vendre ma maison à perte, donc nous allons prendre notre temps.

Mais comme la vie arrange souvent bien les choses, je suis certaine que tout vas aller pour le mieux.

Pour le reste, je vais bien, même très bien. Je suis toujours fatiguée, car je ne dors pas très bien et je travaille encore beaucoup. J'ai eu des petites contractions la semaine passée. Ma sage-femme m'a dit que c'était probablement du à un accumulation de fatigue, ou à cause de mon utérus qui prend de l'expension. Elle dit de ne pas m'inquiéter à moins qu'elles deviennent régulières et très douloureuses. Pour le moment, ce n'est qu'inconfortable et c'est 2 ou 3 par jour ... quand je suis vraiment brûlée. Pour ce qui est des nausées, je peux dire que c'est fini, mais j'ai le coeur encore sensible quand il y a de fortes odeurs. Les couches de la garderie me rendent encore malade et j'ai encore de la misère avec la cuisine et surtout l'épicerie. J'ai mal au dos, mais c'est moins pire depuis que mon acupuntrice à travaillé mon nerf sciatique et tout le bas de mon dos.

Aujourd'hui je vais probablement faire mon arbre de noël. J'ai tellement hâte qu'il soit fait, sauf que j'ai l'impression que c'est une corvée contrairement aux autres années. J'ai toujours adoré noël, mais cette année, on dirait que je suis trop fatiguée pour mettre mes décos ... mais je vais le faire quand même pour le plaisir de mes yeux et je viendrai vous mettre des photos !

mardi 16 novembre 2010

Le pire est fait ...

Ça y est, j'ai annoncé la nouvelle aux parents.

Je me suis jamais sentie mal de même de toute ma vie. Je me sentais terriblement coupable et angoissée. J'avais l'impression de mettre tout le monde dans la ''merde'' à cause de ma fermeture.

Finalement, ça s'est plutôt bien passé. J'ai des parents qui ont beaucoup apprécié le 3 mois d'avis. Ce n'est pas à mon avantage, car s'ils partent avant, je me ramasse un peu mal prise financièrement, mais bon, c'est les risques du métier. Je ne voulais pas leur laisser seulement 30 jours pour trouver une bonne personne pour me remplacer.

Ce matin, j'ai l'impression qu'un parent me ''boudait''. Il semblait très distant. Mais en même temps, je le comprend, quand il a signé le contrat, il m'avait demandé ce que je ferais si je tombais enceinte. Je lui avait dit que je travaillerais jusqu'au bout et prendrais une remplaçante. Malheureusement, la vie n'a pas fait en sorte que ce soit aussi facile et il faut que je ferme avant de me taper un burnout.

Je me sens un peu plus légère. Je sens que le pire est derrière moi, même si je redoute un peu le moment ou mes petits amours vont partir pour une autre garderie. Je sais que ça va me faire énormément de peine, car je les aime tous vraiment beaucoup. J'ai la même clientèle depuis le début de ma garderie, excepté le petit dernier. Je les ai vu grandir, changer, évoluer. Ils sont comme mes enfants. J'en ai pris soin plus de 50 heures par semaine. J'ai passé plus de temps avec eux que leurs parents. C'est difficile de se dire que je ne les reverrai peut-être plus jamais ... à moins de les croiser dans la ville. Ils vont me manquer.

Mais il faut que je pense à moi et a mon bébé en premier. Il faut que je prenne du temps pour moi, pour me reposer et pour bien terminer ma grossesse.

Malgré la perte de mes petits amours, j'ai hâte au premier février...

mercredi 10 novembre 2010

Et voilà, c'est la fin

Je ferme définitivement ma garderie en Février 2011.

J'ai pris la décision de fermer dès que j'aurai droit à mon RQAP. Je sais que ce ne sera pas payant, mais au moins, j'aurai un tout petit revenu qui est mieux que pas de revenu du tout.

Je n'en peux plus, je ne suis plus capable du tout. Mon corps et ma tête ne veulent plus rien savoir de travailler 60heures par semaine... pour ce que ça m'apporte ....

C'est une grosse décision, car je déteste royalement mon boulot, car j'ai peur d'attraper tous les petits virus que les enfants ont et parce que je vomis chaque fois que je dois changer une couche pleine. C'est l'enfer depuis que je suis enceinte. Je manque d'énergie pour faire des activités avec les enfants, je ne me sens plus du tout éducative, car je fais plus de la surveillance que de l'éducation. Je manque vraiment beaucoup de patience à cause de la fatigue accumulée. Pourtant, j'adore mes petits cocos... Ils sont tous merveilleux et forment un groupe uni et solide. J'ai pour la majorité des bons parents, même si des fois, il y a des frictions au niveau de mes valeurs et des leurs. J'aurai aimé pouvoir tous les relocaliser dans une même garderie, ensemble. Savoir que je ne les aurais pas séparé et que n'aurais pas mis mes parents dans le trouble.

Je me sens très angoissée à l'idée d'annoncer la nouvelle à mes parents. Je sais que certain prendrons vraiment difficilement la nouvelle et ça me stress vraiment beaucoup. Néanmoins, il faut que je leur annonce assez rapidement pour ne pas qu'ils soient mal pris dans leur recherche, et pas trop pour ne pas qu'ils me quittent tous avant que j'ai droit au RQAP... mais dans le fond, ca me ferait du bien que quelques uns quittent avant terme... je suis trop épuisée.

Avez-vous des idées de comment je pourrais annoncer la nouvelle aux parents pour que ça ne passe pas trop mal ? Ce n'est pas que je n'ai pas essayé de me trouver une remplaçante, j'ai mis des annonces au cegep, une prof a envoyée mon annonce à toutes les finissantes de l'année passée, j'ai mis des annonces sur internet qui ont été visionnées près de 100 fois... et je n'ai aucun téléphone. ce n'est pas assez payant, et c'est beaucoup trop d'heures... et de travail (menage, désinfection, cuisiner, comptabilisé les factures, compiler les jours de présence des enfants, faire les journaux des enfants....etc)

Ma remplaçante occasionnelle actuelle ne pourra plus me faire de remplaçement après les fêtes, car elle tombe en stage pour presque toute la session. Je ne serai pas capable de faire des journées de 11hrs, 5 jours par semaine, on va devoir me ramasser à la petite cuillère si je fais ça. Il faut que je pense à moi et à mon bébé. Mais ça me rend malade de mettre mes parents dehors ... de les mettre dans une situation poche, car on sait tous que se trouver une bonne garderie, ce n'est pas facile et les places vacantes ne court pas toujours les rues ...

Comment réagiriez-vous si votre garderie fermait? Comment de temps avant la fermeture voudriez-vous qu'on vous avertisse? Y a-t'il une façon que je peux faire pour que la pilule passe bien? Je ne ferme pas par caprice, je n'en peux tout simplement plus ... J'en pleure presque à tous les jours ...

lundi 8 novembre 2010

un de perdu, 10 de retrouvés ...

Non, je ne parle pas de bébé ici, mais de symptômes de grossesse désagréables.

Je sais que je ne suis pas la seule à vivre des symptômes désagréables, mais je suis lamenteuse, je n'y peu rien ... Quand je ne feel pas, je ne feel pas et je chiale. Depuis que je suis enceinte, je ne feel pas. Je me sens toujours mal dans mon corps et ça m'angoisse.

Mes nausées sont beaucoup moins pire depuis une semaine environs. Je n'ai vomis que 2 fois en presque 10 jours ... (ca c'est le un de perdu...) J'ai encore un peu mal au coeur, mais c'est par bout.

Depuis une semaine, j'ai un foutu rhume. Normalement, dès que les symptômes apparaissent, je prends des tylenols rhume et sinus et le rhume n'a même pas le temps de me faire souffrir qu'il est déjà partie. Là, j'ai le droit de prendre ... que de l'eau, du tylenol et de l'hydrasense. Je souffre le martyr. Je ne dors presque plus parce que je suis incapable de respirer, je me reveille en panique parce que j'ai la bouche tellement sèche que j'ai l'impression que je vais mourir, j'ai la gorge en feu à force de respirer par la bouche et je ne goutte plus rien de ce que je mange.

J'ai mal à la tête depuis une semaine. Tellement terrible, que je dois prendre du tylenol aux 4 heures pour être capable de survivre sans me sentir migraineuse. J'ai recommencé à porter mes lunettes, car j'ai l'impression que ma vue à baissée... j'ai l'impression que ça aide un peu, mes maux de tête semblent moins pire.

Je suis épuisée. Je me sens faible, continuellement. J'ai de la misère à me lever le matin, j'ai de la misère à faire mes journées, je me sent comme un gros légume toute la journée. Pourtant je mange bien et je ne suis plus malade. C'est normal de toujours être fatiguée ?

Finalement, depuis 2 jours, j'ai le bas du dos en compote. J'ai de la misère à me trouver une position confortable, car je souffre énormément. Avec la garderie ce matin ça aide pas pentoute, car je suis toujours accroupie, ou je dois prendre un bébé dans mes bras pour le changer de couche ou le mettre dans son parc pour la sieste. Donc, mon dos souffre encore plus, et ça ne devrait pas trop s'améliorer avec le temps ...

Je pense que je suis dans une écoeurantite aigue. J'aimerais tellement arrêter mon travail... je lâcherais tout ça demain matin si je le pouvais... Je ne suis plus capable de faire la ''run'' comme on dit. Maudit argent qui mène le monde ...

samedi 6 novembre 2010

Fausse couche

Non, non !! Ce n'est pas de moi que je parle !! Mon bébé est toujours au chaud dans mon ventre et j'ai encore vomis hier soir pour me rappeler que j'étais enceinte, donc pas de danger.

La blonde du cousin de mon chum a fait une fausse couche cette semaine. Nous avions une semaine d'écart. Elle a fait sa fausse couche à 12 semaines. 12 semaines ... le moment magique que la majorité des femmes espèrent atteindre, car le risque de fausse couche devient presque nul.

Avant que je sois enceinte, je crois que je ne comprenais pas vraiment la douleur de perdre son bébé, même s'il était tout petit. Depuis le début de ma grossesse, même si elle est vraiment difficile et que je déteste ça, je vis toujours avec la crainte qu'il arrive quelque chose à mon bébé. J'ai souvent l'impression de ne pas être attachée comme une mère devrait l'être envers son bébé, mais quand je pense au risque de le perdre, mon côté mère ressort. Je ne veux pas perdre notre bébé, je le vivrais très mal, comme un autre échec de ma part au niveau de la conception.

Tout ça pour dire que ça m'a vraiment attristé de savoir qu'elle avait perdu son bébé à 12 semaines de grossesse. Moi qui voyait le 12 semaines comme la date sécuritaire où on peut commencer à respirer et se dire que le risque de fausse couche est derrière. Je sais bien que les risques sont là tout au long de la grossesse, j'ai un coco dans ma garderie qui est né a 23 semaines de grossesse. Mais quand même ...

J'imagine que pour elle ça va être difficile pour eux à noël lorsqu'ils vont me voir avec ma bédaine, qui théoriquement aurait du être a peu près au même stade que la sienne.

Je sais bien que je ne peux pas arrêter de vivre parce qu'elle a fait une fausse couche, mais je ne sais pas trop comment je devrai réagir lorsque je les reverrai. Le cousin de mon chum était tellement heureux que nos bébés soient si rapprochés (car lui et mon chum ont des dates de fête très rapprochées aussi), ils ont fêté leur paternité ensemble (en prenant un coup) ... je trouve tellement que la situation est délicate ...mon chéri aussi est affecté par cette mauvaise nouvelle.

Croyez-vous que la blessure sera moins forte à Noël? J'imagine qu'éviter de parler de ma bédaine sera une bonne idée... mais je ne pourrai probablement pas trop la cacher étant donné que je serai à 18 semaines et que j'ai déjà une bédaine ...

vendredi 5 novembre 2010

Bientôt Noël

Hey oui, dans 2 mois ce sera Noël.

Je ne peux m'empêcher de penser à tout ce que cela implique; les visites dans les familles, celles qu'on n'aura pas le temps d'aller voir. Les nombreux cadeaux à acheter, ou cette année ceux qu'on ne pourra pas acheter faute de moyens. Les soirées qui finissent tard, la fatigue accumulé, le retour de congé encore plus fatigué ...

J'aime Noël pour une chose; les décorations. J'aime l'ambiance chaleureuse des maisons parfumées à l'odeur de sapin, brillant de mille feux sous leurs nombreuses décorations. Les maisons couvertes de neige magnifiquement décorée de lumière multicolores, l'odeur de la tourtière qui cuit depuis 10 heures dans le four... revoir de la famille que nous n'avons pas vu depuis longtemps.

Cependant, je n'aime pas le côté commercial de la chose. Dans ma belle famille, la distribution des cadeaux prend souvent plus d'une heure .... c'est terriblement long! Et moi, je n'aime pas me sentir cheap parce que je ne fais pas de cadeau à tous le monde. C'est notre choix et cette année, c'est encore plus une obligation, car nous n'aurons pas les moyens de gâter tout le monde.

Avec la grossesse pas trop facile, j'ai du réduire énormément mes heures de travail, et je paye ma remplaçante plus cher que ce que je gagne moi-même. Je me sens toujours un peu mal de reçevoir un cadeau de quelqu'un alors que je ne peux pas lui en faire un moi-même. Comme si l'idée de recevoir sans pouvoir donner en retour était une chose innacceptable (ma mère m'a toujours dit que dans la vie on ne doit pas donner dans l'espoir de recevoir ). Pourtant aucune lois n'oblige les gens à faire des cadeaux à tous les membres de leur famille et personne ne m'a jamais dit que j'étais cheap parce que je ne leur faisais pas de cadeau...En même temps, ce serait un peu ridicule de ma part de faire des cadeaux à tout le monde quand je peine à payer mes factures. Pourtant ça me fait toujours un petit quelque chose de ne pas pouvoir offrir un cadeau. Si je peux m'en sortir pour un Noël en bas de 100$ cette année, je serai satisfaite!

Et vous? Comment vivez-vous cette fête? Comment se passe la distribution de cadeau ? Faite vous des cadeaux à tous le monde?

mardi 2 novembre 2010

Je dois être anormale

Hier nous avons eu notre premier rendez-vous en maison de naissance. Nous avons enfin pu entendre le coeur de notre bébé.

Ce fut bref, mais nous l'avons bien entendu. Pourtant, ça ne m'a pas fait grand chose. Je ne sais pas à quoi je m'attendais. Peut-être la crise de larmes, être ému au point de ne plus parler... bref la réaction dont presque tout le monde parlent sur les blogs et forums. Les gens autour de moi n'arrêtaient pas de me dire à quel point ça allait être magique et merveilleux, que pour eux ca été un moment tournant, c'est là qu'ils ont vraiment réalisé l'ampleur de ce qui se forme à l'intérieur de leur ventre.

Pour moi? Rien. Oui, j'ai eu un sourire, mais je me demande si c'était plus du a la nervosité qu'à la réelle joie d'entendre ce petit battement de coeur dans mon ventre. Oui, je suis rassurée, son petit coeur bat, ça veut dire qu'il est en vie, mais est-ce que ça me fait quelque chose en dedans, est-ce que je me sens plus maman?

La réponse est non. Je ne me sens pas du tout maternelle envers ce petit être qui grandit en mon ventre. J'ai l'impression de ne rien ressentir du tout. Pourquoi, quand je lis les autres, j'ai l'impression qu'être enceinte est la plus belle chose qui puisse arriver et que dans ma tête et dans mon coeur, je me sens comme si ce n'était rien. Je me sens complètement détachée par rapport à ce qui se passe dans mon ventre.

Je ne sais plus quoi penser. Je me sens tellement anormale face à toutes celles qui vivent la grossesse sereinement. Je me sens mal de me sentir comme je me sens, de ne pas avoir de sentiment profond pour ce petit ange qui grandit en moi. Existe-t'il un lien entre l'attachement pendant la grossesse et l'attachement à la naissance? Ça me fait peur ...

mardi 26 octobre 2010

travail = Plus(+) de nausées

Ça faisait 2 semaines que j'étais au repos total. C'était difficile financièrement, mais au moins, mes nausées commençaient à disparaître. Je n'avais pas vomis depuis presque une semaine et je recommençais à manger.

J'ai recommencé à travailler hier, et j'ai été malade toute la journée et en soirée. Ce matin, je suis encore en piteux état et je n'ai pas été capable de manger correctement.

J'en viens donc à la conclusion que mon travail est une source de stress énorme, qu'il est épuisant et que ça joue beaucoup sur mes nausées de grossesse... ou bien donc, c'est un sacré hasard que mes vomissements recommencent avec mon travail.

Depuis vendredi, j'ai aussi remarqué que j'ai le mal des transports. C'est hallucinant. Je vomis dès que je sors de la voiture. Moi qui ai toujours adoré voyager, la je dois me concentrer très fort pour ne pas vomir lorsque je suis dans l'auto et je fais dur en crime quand j'en sors.

J'ai vraiment hâte de retrouver une santé qui se rapproche du normal, parce que là, je suis PU CAPABLE!

Je suis en train de devenir emetophobe. Je suis en train de développer une peur maladive du vomis.

J'ai un autre rendez-vous en acupuncture cet après-midi. En espérant que ça améliore encore un peu ma situation. Au moins, je sais une chose, c'est que je vais bien dormir cette nuit ... car je ne dors plus depuis quelque jours ...

mardi 19 octobre 2010

Mon corps change

Je suis tellement préoccupée par les problèmes financiers que je ne prend même plus le temps de voir ce qui se passe vraiment en moi et autour de moi.

A part le fait que je suis super fatiguée, que j'ai eu des nausées sévères et que je me suis ramassée pratiquement à terre au point de me rendre à l'hopital pour déshydratation et malnutrition, j'ai remarqué d'autre changements dans mon corps.

Je rêve beaucoup, Énormément même! Avant d'être enceinte, je ne me souvenais d'avoir rêver qu'une fois par mois a peu près. Mais là, je rêve 3-4 fois par nuit et je m'en souviens ... pendant quelques minutes au reveil. En effet, j'ai tendance à oublier mes rêves assez rapidement, mais au moins, maintenant, j'ai conscience d'avoir rêvé la nuit!

Quoi d'autre? ... je n'ai plus mal aux seins ! Hourra !!!!!!! Ils sont énormes et lourds, mais chéri peut enfin les toucher pour son plus grand bonheur!

J'ai aussi une bulle énorme! Je n'aime plus que les gens soient trop près de moi, ça m'aggresse. Je ne sais pas si c'est un symptôme de grossesse fréquent, mais je n'avais pas l'habitude de me sentir agressée aussi facilement avant. Même faire un câlin à ma soeur ou à ma mère me dérange. Je le fait encore, mais je ne me sens plus aussi à l'aise qu'avant.

Mon nez est rendu une arme de destruction massive! Non, sérieusement, je sent toutes les odeurs amplifié à la puissance 10. C'est un peu désagréable, car la moindre petite odeur me dérange. L'autre jour, j'ai eu de la misère à aller dans le frigo chez mon père à cause des brocolis blanchit de ma belle-mère, ça sentait trop fort. Mon nez est aussi plus sec, souvent bouché et quand je me mouche il y a des fois du sang. Il parrait que c'est normal, c'est parce que les vaisseaux sanguins sont plus dilaté enceinte et le nez est plein de vaisseaux sanguin. Quoi qu'il en soit, je n'aime pas saigner du nez... ni d'ailleurs ! Pour le nez bouché, j'ai trouvé ça sur internet :

C'est une rhinite liée aux modifications hormonales physiologiques ou pathologiques.

Prés de 30% des femmes enceintes rapportent l'existence d'un nez bouché au cours de leur grossesse.

Celle-ci survient en général après le premier trimestre et s'aggrave pendant le troisième trimestre et disparaît le plus souvent 2 semaines après l'accouchement.

Dans mon cas, je pense que ça n'attendra pas le 2iem trimestre !

Dautre trucs ? Les envies? Pas particulièrement. J'ai de la misère à m'allimenter comme il faut parce que j'ai envie de rien et parce que j'ai tellement peur de vomir que j'ai peur de manger. Ah oui! Je ne peux plus manger de viande rouge. Ça m'écoeur et j'ai l'impression de manger ... de la chair. C'est difficile à expliquer, mais je n'aime plus le goût ( de toute façon, qui aimerait manger un filet mignon bien cuit!?... autant manger du steak haché!!!) et j'ai l'impression de manger mon chien ou une cuisse humaine ... je sais pas, c'est bizare. Peut-être que bébé est végétarien!

Finalement, je suis heureuse d'avoir un homme merveilleux comme le mien. Il m'aide énormément. Il fait la cuisine, le ménage, la vaisselle ... presque tout en fait. Je l'apprécie tellement. Il tien vraiment à ce que le bébé et moi nous reposions au maximum et il m'aide beaucoup à passer au travers du premier trimestre qui ne m'épargne pas trop jusqu'à maintenant.

dimanche 17 octobre 2010

Une semaine de plus

Je suis encore sur le cul après une semaine de repos.

Je prend donc une autre semaine de congé forcé. Pas que je ne veux pas travailler, j'ai besoin de cet argent. Cependant, je ne me sens pas du tout en état de prendre soin de 5 petits mousses. Je peine à monter l'escalier !!

Je ne sais pas du tout ce que je vais faire dans les prochaines semaines... je suis un peu angoissée à l'idée de ne pas avoir de revenu.

Je pourrais bien engager une remplaçante, mais elle me coute plus cher que ce que je gagne et en plus, je la paye en dessous de la table, donc je paye full impôt à la fin de l'année pour de l'argent que je n'ai pas eu.

Je suis certaine d'une chose, lorsque je vais fermer, je ferme définitivement la garderie.

J'ai trouvé cette vidéo qui correspond bien à ce que je vis présentement :

Donner vie à un enfant quand on prend soin des enfants des autres ...



Vous savez, je savais très bien que j'allais devoir travailler toute ma grossesse quand je suis devenue RSG par amour des enfants. Ce que je ne savais pas, c'était qu'être enceinte pouvait être aussi difficile.

mardi 12 octobre 2010

Sage-femme = merveille

Savez-vous à quel point il est ''priceless'' de pouvoir appeler la personne qui fait le suivit de votre grossesse 24heures par jour et 7 jours sur 7 ?

Ça fait déjà 2 fois que j'appelle ma sage-femme à cause de mes nausées. C'est fou ce que c'est rassurant de pouvoir parler à quelqu'un qui si connait.

Le résultat : Je dois prendre une solution de jus d'orange, de sel et d'eau pour me rehydrater et fournir a mon corps les electrolytes qu'il a perdu. Je dois aussi prendre du repos forcé pendant au moins une semaine, car la fatigue apporte les nausées et les nausées apportent de la fatigue, alors je suis dans un cercle vicieux. J'ai donc une remplacante a la garderie pour toute la semaine (heureusement que les étudiants sont en relâche ... ça va etre autre chose pour les autres semaines...) et finalement, je dois absolument prendre mon Diclectin et 2 pilules a la fois au lieu d'une. Si la situation ne s'améliore pas d'ici demain, je dois aller à l'hopital, car je commence à montrer des signes de déshydratation.

Si on avait été plus avancé dans la grossesse, elle m'aurait fait venir à la maison de naissance pour écouter le coeur du bébé question de me rassurer, car comme je mange très peu et très mal, je suis inquiète du bon développement de mon petit trésor. Malheureusement, a 8SA on ne peut pas encore entendre le coeur.

Finalement, je lui ai parlé pour mes douleurs dans le bas du ventre et elle m'a dit que c'était probablement relié à mes vomissements. Comme je vomis beaucoup, je mange peu, mes intestins fonctionnent moins bien, alors c'est probablement mes intestins qui me tourmentent. Toutefois, je dois quand même rester alerte au cas où elles deviendraient intolérable au point que je dois prendre des tylenols ou si j'ai des saignements en plus (heureusement, j'en ai pas eu d'autre depuis les derniers).

Qui a dit qu'être enceinte était facile que je lui mette mon poing à la figure ?

lundi 11 octobre 2010

C'est de pire en pire ....

Si on m'avait dit à quel point j'allais être malade en étant enceinte, je crois que j'aurais réflchie un peu plus longtemps avant de vouloir être enceinte.

Sans blague, je suis malade comme ça se peut pas. Je vomis plusieurs fois par jour. Ce n'est pas des grosses quantités (je garde au moins la moitié de mon repas ....), mais c'est assez pour que je déteste ça. Je suis tellement à boute de vomir, que j'en ai peur de devenir emetophobe (peur de vomir). Je m'allimente très mal et je bois très peu, car j'ai toujours peur de tout vomir. Ma vie est un enfer.

Les nausées sont si terribles, qu'elles m'empêchent de dormir le soir. Je mets des heures à trouver le sommeil parce que j'ai trop mal au coeur. Je me fais aussi réveiller en plein milieu de la nuit par mon utérus qui est douloureux (genre de contraction ou douleur de règles) et je mets encore beaucoup de temps a me rendormir.

Je me sens terriblement coupable de ne pas me sentir bien par rapport a cette grossesse que j'ai tant désirée. J'angoisse parce que j'ai peur que mon petit trésor ressente tous ces sentiments négatifs que je nourris face à ma grossesse. Je déteste ma nouvelle condition. Il y a des jours où j'aimerais presque ne plus être enceinte tellement je suis malade et épuisée.

J'ai tout essayée; diclectin (les nausées sont toujours là, et je suis 10x plus fatiguée que sans), vitamine B6 et Comprimé de gingembre (aucun effet notable, mais ca ne fait que 2 jours que je les prends), prendre des plus petits repas et plus souvent, manger des biscuits soda, ne pas me lever trop vite le matin, etc...

Je suis fatiguée, épuisée, au bout du rouleau ... je ne sais pas comment je vais faire pour me rendre jusqu'à 9 mois. Je suis tellement écoeurée, que je doute avoir envie d'avoir un deuxième enfant ... même si chaque grossesse est différente et que je risque de ne pas vivre la même chose avec le prochain, j'aurais trop peur de vivre le même cauchemar.

Je m'émerveille chaque fois que la petite photo de mon trésor change en haut (elle change le jeudi). J'adore voir ou il en est rendu dans son développement, je trippe ben raide sur son évolution. Chéri et moi avons écouté l'odyssé de la vie et nous étions complètement gaga devant les changements que vivra notre poupon, et on trippait de voir que déjà, il était si avancé dans son développement malgré sa petite taille. On est déjà fou d'amour pour cette petite merveille qui pousse dans mon ventre ... mais moi, je n'en peux plus des nausées de grossesse. Ça nuit à ma vie en générale et je ne suis plus du tout fonctionnelle dans mon travail.

Il y a plein de chose que je ne peux plus faire; les voyages en voiture me rendent malade, le parfum de mon homme me rend malade (c'est moi qui l'ai choisi ce parfum !)... même l'odeur du linge fraichement lavé. Les odeurs en général m'agressent terriblement. Des exercices simples, comme me pencher (chose que je fais au moins deux milles fois par jour en garderie) me lève le coeur, lire me donne la nausée, faire la vaisselle me rend malade, vider une assiette dans la poubelle est un vomissement assuré, je ne suis plus capable de changer les couches des enfants sans vomir, me moucher me lève le coeur au point de presque vomir, et encore plein d'autres chose ...

Je n'en peux tout simplement plus ...

lundi 4 octobre 2010

Ça y est, c'est officiel

JE N'AIME PAS ÊTRE ENCEINTE !

Vous croyez que je blague? Pas du tout! Je suis vraiment tannée d'être enceinte.

Si il y a une chose que je déteste plus que tout au monde, c'est de ne pas me sentir bien dans mon corps. Depuis 3 semaines, je suis épuisée. Pas juste fatiguée, je me sens comme si je faisais une mononucléose. Je suis complètement à terre, physiquement et moralement. Pour ne pas aider, j'ai des nausées terribles qui m'empêchent de bien manger et je fais de l'insomnie. Absolument rien pour me donner de l'énergie juste un peu. Je veux pas prendre du diclectin parce que ça endort. Je ne peux pas me permettre d'être plus fatiguée que je ne le suis, car je devrai arrêter de travailler. Je suis rendu un danger pour les enfants dont j'ai la charge parce que je suis distraite, j'ai des périodes d'absence, je manque de concentration et je suis en panne de ce que j'ai besoin le plus pour travailler avec 6 petits mousses : DE L'ÉNERGIE.

Je me sens comme une épave. Je ne me souviens pas d'une seule journée où je n'ai pas pleurée depuis que je sais que je suis enceinte. Je pleure pour rien ou j'ai peur. Peur d'aller travailler parce que je sais que je suis en contact avec des enfants continuellement malade qui risquent de me transmettre de quoi qui pourrait être dangeureux pour mon bébé. J'ai peur aussi de trop forcer, car je dois changer en moyenne 12 couches par jours et j'ai des cocos qui sont drôlement pensant. J'ai mal à la tête à tous les jours et j'ai de la misère à me motiver à faire quoi que ce soit. Je suis écoeurée de me sentir mal dans mon corps, j'hais ça ne pas me sentir bien, je déteste ne pas avoir assez d'énergie pour me sortir du lit le matin.

Le pire, c'est que je ne devrais pas me plaindre. Je ne devrais surtout pas dire que je déteste être enceinte, moi qui ai voulu cet enfant du plus profond de mon âme. Est-ce que cela fera de moi une mauvaise mère? J'en doute fort. Je ne crois pas que la capacité d'être mère et la capacité de bien vivre sa grossesse soit relié.

Peut-être que ça va passer dans 3 mois, peut-être pas. On ne sait pas. Mais pour le moment, je sais une chose, je ne suis pas heureuse dans mon corps, même si je suis super heureuse parce qu'au mois de mai, je serai maman.

Vous pouvez penser ce que vous voulez, mais ne me blamez pas pour toutes celles qui ne sont pas capable d'en avoir. J'ai désiré et je désire ce bébé plus que tout au monde, apres tout, j'ai quand même attendu 28 mois avant d'avoir mon beau ++. Je ne regrette aucunement d'être enceinte et j'ai très hâte de voir la binette de mon petit trésor d'amour, mais est-il possible ne pas aimer être enceinte? Du moins, le premier trimestre ne semble pas vouloir m'épargner. Je me sens misérable, je ne me comprend plus et je n'aime pas ça.

Oui, je pourrais me comparer avec celles qui ont la grossesse encore plus difficile que moi. Il y en a qui vomissent, qui doivent être alité, qui sont constipées, qui ont des saignements important pendant toute la grossesse, y'en a des pires, je sais. Mais je n'aime pas me sentir malade. Je n'aime pas avoir mal au coeur au point de ne plus être capable de bien manger. Oui, je garde ce que je mange, mais je mange peu parce que je n'ai pas faim et j'ai toujours l'impression que ça va sortir.
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